Comment la CWaPE calcule la rentabilité d'une installation photovoltaïque ?

06/03/2017

Suite à notre news relative au facteur k, vous avez été très
nombreux à nous demander comment la CWaPE évaluait la rentabilité
d'une installation photovoltaïque. On essaie de vous l'expliquer
ci-dessous. 

Comme pour toutes les installations de production renouvelable, la CWaPE utilise la valeur actuelle nette et un taux d'actualisation fixé pour la technologie concernée. 

La valeur actuelle nette (VAN), kesako ?

La VAN est la somme des flux de trésorerie actualisés. L'actualisation
modélise le rendement de l'argent, pour tenir compte du fait qu'un euro
d'aujourd'hui vaut davantage qu'un euro de demain.

Les flux de trésorerie peuvent être positifs ou négatifs.

Dans le cadre du photovoltaïque, les flux de trésorerie positifs sont
les recettes de certificats verts et l'économie sur la facture
d'électricité, ainsi que les primes ou avantages fiscaux éventuels
dont vous auriez pu bénéficier. Les flux de trésorerie négatifs sont
l'investissement dans les panneaux, les frais éventuels de maintenance,
voire également le coût de monitoring (que le régulateur semble
également prendre en considération).

Ces flux sont actualisés avec le temps écoulé entre le début du
projet et le moment où ils se produisent à un taux fixé à 7% dans le
cas du photovoltaïque Solwatt en Wallonie.

En pratique, les flux de la première année (p.ex. l'investissement, la
prime éventuelle, les certificats verts, l'économie d'électricité,
l'abonnement de monitoring, …) sont additionnés tels quels. Les flux
de la deuxième année (les certificats verts, l'économie
d'électricité, les frais de monitoring, …) sont additionnés après
avoir été divisés par un facteur de 1,07 (1,07 = 1 + le taux
d'actualisation de 7%). Les flux de la troisième année sont
additionnés après avoir été divisés par un facteur de 1,1449
(1,1449 = (1,07) exposant 2 (car deuxième année) = 1,07 x 1,07).  Et
ainsi de suite jusqu'à la fin de la durée de vie technique de
l'installation, étant considérée comme 20 ans par la CWaPE pour le
photovoltaïque.

En principe, la VAN, c'est-à-dire la somme ainsi obtenue, devrait être
supérieure ou égale à 0, ce qui signifie que le taux interne de
rentabilité est supérieur ou égal à 7%. Pour ces installations, il
ne devrait pas y avoir de prolongation de la durée d'octroi au-delà de
10 ans.

Par contre, si la VAN est négative, ça signifie que le taux interne de
rentabilité est inférieur à 7%. Les installations concernées
devraient pouvoir bénéficier d'une prolongation de la durée d'octroi
au-delà de 10 ans. En pratique, il s'agit d'un facteur k qui ne serait plus égal à 0 au-delà de la dixième année. La réflexion régionale en cours concerne ces installations.

Nous vous tiendrons bien entendu informés de l'évolution du dossier
quand la CWaPE communiquera à nouveau sur le sujet.

Retour sur notre news du 06/01/2017 relative au facteur K

L'explication de la VAN sur wikipedia

Les travaux de la CWaPE au sujet du facteur k au-delà de la dixièmeannée pour le photovoltaïque