Les véhicules thermiques pourraient complètement disparaître d’ici 2030

17/10/2017

RethinkX, un « think tank » associé à l’Université de Stanford en Californie, a publié cet été une étude démontrant qu’un scénario de rupture était possible en matière de mobilité. Ce scénario pourrait conduire à l’effondrement rapide de l’utilisation des véhicules à combustion interne.

En effet, en recourant à une nouvelle offre de mobilité, les ménages pourraient d’après les auteurs de l’étude, économiser jusqu’à 5.000 euros par an en frais de déplacement pour un niveau de confort et de sécurité égal ou supérieur.

Comment est-ce possible ?

Grâce à la combinaison de plusieurs facteurs technologiques :

- le développement et l’approbation prochaine des véhicules autonomes,
- la possibilité d’un carburant moins cher grâce à la valorisation de l’énergie renouvelable pour « faire le plein »,
- une durée de vie des moteurs électriques pouvant atteindre 1.000.000 de kilomètres contre 300.000 pour des véhicules à combustion interne, avec des frais d’entretien moins élevés,
- le recours à des plates-formes de partage en ligne permettant de disposer de véhicules « à la carte et à la demande ».

En pratique, vous réserveriez votre trajet sur votre smartphone et un véhicule autonome (sans chauffeur) ayant les caractéristiques que vous exigez viendrait vous chercher et vous conduire à destination pour un prix 4 à 10 fois moins cher que le prix de revient de votre voiture personnelle.

Chaque part de marché grignotée par une telle offre rendrait de plus chaque station service ou garage moins rentable avec davantage de difficulté et un coût accru pour les utilisateurs des véhicules à combustion interne.

L’exercice est très intéressant et le rapport vaut vraiment la peine d’être lu. Néanmoins, et comme nous l’avons déjà exprimé, nous pensons que la mobilité future sera basée sur des véhicules électriques alimentés à l’hydrogène (produit à partir du renouvelable) et non pas par des batteries (…). Cette technologie sera probablement diffusée vers 2030 suivant les décisions politiques nationales et internationales concernant la fin des véhicules à l’essence ou au diesel. A ce moment-là, un scénario de rupture tel que celui évoqué dans l’étude pourrait avoir lieu. Entre-temps, la moins mauvaise solution transitoire nous semble être le recours au gaz naturel comprimé parce que c’est déjà disponible et facile à mettre en œuvre pour réduire rapidement et à faible le coût les émissions polluantes.

Lien vers le site de RethinkX pour télécharger l'étude